Je suis partie trifouiller dans une friperie à Montmartre, déguster des cafés au soleil,
ouïr une conférence porte Maillot, collationner par-ci par là, siroter du champagne
pour des 17 ans ou encore re-parcourir le carnet de Cannes. Après minuit, tout est
permis. Nous arborons des airs de grands lycéens, documents à la main, prêts à
prendre des notes et la mine concentrée : nous griffonnons des formules de Sartre,
Rousseau, et démontrons par récurrence. Nous chinons en vain quoi faire l'année
prochaine, nous perdant dans pré-prépas, post-prépas, écoles à prépa-intégrées,
universités-fac, IST, masters, licences ou écoles. L'option musique nous ouvre les
oreilles, l'emploi du temps nous stupéfie, et le tout nous anéantit. Samedi soir Paris
fêtera sa k-ième nuit blanche. Les courbatures de la gymnastique du lundi me cloue
l'organisme. J'ai des fortes envie de japonais et mes cheveux sont courts.